“ballet nocturne”
La technique de ramassage des déchets et de stockage est bien particulière et reste assez mystérieuse. La première chose que l’on peut constater, et dont on est victime dès le premier jour, c’est l’absence presque totale de poubelles dans les rues et dans les espaces publics. C’est un véritable challenge de trouver un endroit où mettre ses emballages. Et quand vous arrivez devant la, tant convoitée, poubelle il reste à régler le problème du tri sélectif qui n’est pas exactement le même que chez nous. Alors on regarde ce qui traîne dans l’une ou l’autre poubelle, on analyse, on compare, et au final on n’aura jamais la certitude d’avoir fait le bon choix. En fait, même les coréens ont tendance à hésiter.

Comme par magie, vers minuit ou un peu avant, se dresse sur les trottoirs, des montagnes de sacs poubelles (avec le symbole du quartier inscrit dessus) et des amas de cartons et autres déchets recyclables . Quelques instants après on peut entendre vrombir les moteurs des camions-poubelles et surtout des motos-poubelles, chargés de ramasser ces monticules de déchets qui donnent un drôle d’aspect aux rues. Alors que les camions se chargent des rues principales et surtout des déchets non-recyclables, les pilotes de motos arpentent les rues pour récupérer la matière qui leur est allouée et qui s’entassera sur leur véhicule pour être acheminée vers des espaces où d’autres gens prendront le relais pour le tri. Dans toutes les rues c’est une véritable chorégraphie, où l’on peut voir certains éboueurs laisser ou jeter plus loin un sac ou un tas de déchets qui ne rentre pas dans sa catégorie, et qui sera ramassé quelques minutes plus tard par une autre personne.
La moto d’un trieur de carton.