“piéton, un défi de tous les jours”

La notion de sécurité semble être une chose secondaire sur de nombreux plans. Que ça soit au niveau des loisirs, du travail ou de la vie courante.

Un gars dans qui revient de loinLes constructions, se font à une vitesse inimaginable en France, mais ce n’est pas sans problèmes. Les ouvriers travaillent dans des conditions de sécurité à mille lieux de la surprotection européenne qui nuit de plus en plus à la productivité. Mais ici il n’est pas rare de voir des travailleurs suspendus à un arbre, sans la moindre attache, élaguant au hasard à grands coups de hache juste au dessus du trottoir sans signalisation, les branches rasant de près les passants qui ne se doute de rien, et qui restent stoïques lorsqu’ils frôlent l’accident.

ci-contre l’exemple d’un homme descendant une immense toile suspendue à un immeuble. Il se tient simplement à une corde coulissant sur une planche, le tout depuis le haut de l’immeuble au dessus de l’entrée.

Le trottoir est vraiment le lieu de tous les dangers, on pourrait presque dire que par moment on y croise tout sauf des piétons : vélos, scooters, motos (qui peuvent avoir une remorque en plus) et même voitures par moments. Et tous ces véhicules ne sont pas à l’arrêt, et ne s’arrêteront même pas face à une haie de piétons. C’est à vous de l’esquiver, un bruit furtif de klaxon vous signalera qu’il faut vous jeter d’un côté ou d’un autre le plus rapidement possible, dans ces cas là il ne faut pas perdre son sang froid face au danger. C’est une habitude à prendre et au final on se surprend à slalomer, avec une aisance déconcertante, entre les deux-roues qui arrivent en face. Mais l’épreuve des passages « piétons » reste toujours aussi délicate. Il faut être là au bon moment, sous peine d’attendre plusieurs longues minutes. Il faut partir dès le début du feu vert et être rapide et souple, car ça ne dure pas très longtemps (une barre à côté du feu vous indique combien de temps il vous reste à vivre pour traverser) et en plus il faut jouer avec les scooters qui traversent en même. Le niveau de difficulté monte d’un cran la nuit, où les feux rouges deviennent une simple indication, et non une obligation, pour les voitures (essentiellement les taxis).

Il est vrai que d’un point de vue “simple piéton de passage” on peut avoir quelques frayeurs. Mais d’un autre côté la criminalité semble à la limite de l’inexistence. A l’exception de quelques quartiers, très largement minoritaires, on peut sans problème se promener l’esprit serein et tenter l’aventure dans des ruelles sombres en plein milieu de la nuit sans se faire interpeller par un individu au comportement étrange. Même si quelques pickpockets doivent traîner dans cette immense ville, on se croirait dans une sorte de rêve, légèrement déroutant, où il n’y a pas de méchants. Pas la moindre petite trace de délinquance, pas de graffitis sur les murs ni sous les ponts, pas de vitres rayés dans le métro, pas de chewing-gums sous les sièges des bus… Après il ne faut pas dire que la criminalité n’existe pas, mais il faut aller voir du côté de la mafia locale et de la mafia russe pour vraiment avoir des problèmes (aussi la mafia chinoise …).

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